Dans les domaines de l’agriculture, de la sylviculture et des ressources en eau, les drones sont largement utilisés, notamment ceux équipés de caméras multispectrales, ce qui améliore considérablement l’efficacité et la précision des travaux menés dans ces secteurs. Mais comment fonctionnent-ils ? Vous le découvrirez ci-dessous.
L’œil humain est sensible uniquement aux longueurs d’onde comprises entre 400 et 700 nm, ce que l’on appelle le spectre visible. Les êtres humains perçoivent ainsi diverses couleurs, du violet au rouge. Toutefois, la longueur d’onde de la lumière peut être plus courte (ultraviolet) ou plus longue (infrarouge) que celle que nous sommes capables de voir. Bien que nous ne puissions pas les percevoir, ces bandes invisibles constituent d’excellents indicateurs des caractéristiques agronomiques des sols, des plantes et des cultures. Dans la production agricole traditionnelle, les agriculteurs évaluaient la santé des sols et des cultures à l’œil nu, méthode très limitée et archaïque. La technologie des capteurs multispectraux permet de voir davantage que l’œil nu de l’agriculteur.
Le capteur d’image multi-spectral capture des données d’image à une fréquence spécifique par spectroscopie électromagnétique et peut extraire d’autres informations supplémentaires que l’œil humain est incapable de détecter. Grâce à des capteurs de caméra d’imagerie multi-spectrale embarqués sur des drones agricoles, les agriculteurs peuvent gérer plus efficacement leurs cultures, leurs sols, leur fertilisation et leur irrigation, réduisant ainsi au minimum les pulvérisations, l’usage d’engrais et le gaspillage d’eau, tout en augmentant les rendements agricoles, ce qui présente d’importants avantages tant pour les agriculteurs que pour l’environnement.
À quoi servent les données issues de l’imagerie multi-spectrale ?
- Identifier les ravageurs, les maladies et les mauvaises herbes. Optimiser l’utilisation des pesticides et la pulvérisation des cultures grâce à une détection précoce.
- Fournir des données sur la fertilité des sols et optimiser la fertilisation en détectant les carences nutritionnelles. Aider à la gestion des terres, qu’il s’agisse de produire ou de changer de culture.
- Compter les plantes et déterminer le nombre de cultures ou les espacements de plantation. Estimer les rendements des cultures.
- Mesurer l’irrigation. Contrôler l’irrigation des cultures en identifiant les zones présentant un stress hydrique suspect. Améliorer les terres sur la base de données multi-spectrales, par exemple en installant des systèmes de drainage et des cours d’eau.
- Vérifier les dommages causés aux cultures par les machines agricoles et procéder aux réparations nécessaires ou remplacer les machines défectueuses.
- Inspecter les clôtures et les bâtiments agricoles.
- Surveiller le bétail.
- Évaluation de l’état de croissance des cultures.
- Analyse du niveau d’aplatissement des cultures.
- Analyse de la végétation forestière, surveillance des ravageurs et maladies forestiers.
Il s’agit d’un outil d’information capable de renforcer considérablement la productivité agricole.





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