L’utilisation de drones à multirotors pour la surveillance des lignes électriques aériennes est devenue une méthode courante d’inspection des réseaux électriques. Le drone permet de détecter rapidement et de manière exhaustive les défauts des lignes électriques ainsi que les risques cachés le long des corridors, ce qui constitue un complément efficace aux inspections manuelles traditionnelles et améliore considérablement l’efficacité du travail du personnel d’inspection sur le terrain.
Lors de l’utilisation d’un drone pour inspecter des lignes électriques, l’efficacité de l’inspection dépend étroitement de la familiarité de l’opérateur avec le pilotage du drone et de la complexité de l’environnement. Pour des employés expérimentés du réseau électrique, un drone peut permettre d’inspecter plusieurs dizaines de pylônes par jour ; dans certains cas, on peut même tirer avantage des conditions environnementales pour faire inspecter, à l’aide du drone, un pylône situé sur une île située à plusieurs kilomètres de distance. En revanche, les “ nouveaux pilotes ”, tout juste formés au pilotage, peuvent nécessiter plusieurs fois plus de temps pour accomplir les mêmes objectifs d’inspection qu’un opérateur expérimenté.
Dans ce qui suit, nous prenons comme exemple une opération quotidienne d’inspection de lignes électriques afin de vous montrer, à travers sept conseils pratiques, comment améliorer l’efficacité des inspections effectuées à l’aide de drones.

1 : Choisir le drone adapté
Selon la nature des tâches à accomplir et les caractéristiques de l’environnement, différents drones peuvent être utilisés pour les missions d’inspection. Lorsqu’on procède à des inspections de lignes électriques en zone montagneuse ou dans des zones côtières soumises à des rafales fréquentes, l’emploi de drones dotés d’une forte marge de puissance, tels que le KP200, permet efficacement de réduire l’instabilité de vol causée par la résistance au vent.
Dans les zones à haute tension ou fortement exposées aux interférences électromagnétiques, il est préférable d’utiliser un drone offrant une forte résistance aux interférences, tel que le M210 RTK. Ce dernier peut par ailleurs être équipé d’une caméra dotée d’un zoom très puissant, comme la Z30, permettant ainsi de détecter les anomalies les plus subtiles, même à distance sécurisée des lignes électriques. .
Lors d’inspections spécifiques infrarouges ou nocturnes, il convient d’utiliser une caméra thermique infrarouge à double capteur, telle que la XT2, ou un dispositif à lumière visible équipé d’un projecteur, comme la version industrielle du Mavic 2, afin d’optimiser la réalisation de ces missions et d’obtenir une précision de pointe.
2 : Vérifier la quantité et l’état des batteries
Lors de la préparation et de la vérification du drone, il est essentiel de s’assurer que la quantité de batteries disponibles est suffisante pour mener à bien la mission d’inspection. Sur le plan quantitatif, le nombre de batteries doit être adapté à la charge de travail prévue. Quant à leur état, il convient de vérifier si la coque des batteries présente des dommages ou des déformations, si les contacts métalliques de leurs connecteurs sont endommagés ou corrodés, et si elles sont entièrement chargées. .
3 : Vérification préalable de l'environnement sur site pour l'inspection des lignes électriques

Avant toute intervention, vous pouvez effectuer une vérification préalable des éléments environnementaux suivants le long du tronçon à inspecter, à l’aide de cartes satellites, de plans de construction de la ligne, de cartes topographiques, etc. : conditions topographiques, possibilité ou non d’atterrissage autorisé, et existence ou non d’un champ de vision dégagé dans l’espace aérien de vol (absence d’obstacles, etc.). Cette vérification permet d’éviter tout vol accidentel durant l’inspection officielle, ainsi que tout dépassement de la portée de contrôle à distance, pouvant entraîner une perte de contrôle, un crash ou d’autres incidents. Une bonne connaissance de l’environnement du site constitue également une base essentielle pour la planification ultérieure des segments de trajet.
4 : Élaborer un plan de vol d’inspection

Une planification efficace du trajet constitue la base d’une amélioration de l’efficacité des opérations aériennes. Lors de la planification du trajet, il convient de tenir compte de l’ordre séquentiel des points à inspecter, du choix de la méthode de prise de vue des éléments critiques situés sur les pylônes (isolateurs, goupilles ou écrous, etc.), ainsi que du réglage de la compensation d’exposition.
5 : Définir une hauteur d’inspection appropriée pour la ligne électrique

En raison de la gravité, les conducteurs de transmission présentent généralement une flèche et se situent donc à une altitude inférieure à celle du pylône lui-même. Lors d’un survol d’une ligne spécifique, il est nécessaire d’effectuer un enregistrement continu à distance constante par rapport à la ligne électrique. À cet effet, l’altitude de vol du drone doit être aussi proche que possible de celle des câbles, avec une différence de hauteur idéalement comprise entre 1 et 2 mètres, afin de prévenir tout risque de collision avec les lignes ou de crash dû à une erreur d’opération.
6 : Définir une hauteur d’inspection appropriée pour la ligne électrique dans le canal

Lors des inspections courantes, l’altitude de travail doit être définie au-dessus du sol. Une fois que le drone a atteint l’altitude de vol spécifiée, l’opération peut commencer, afin d’éviter toute collision. En raison des reliefs montagneux, les drones rencontrent souvent des difficultés pour descendre suffisamment bas afin d’inspecter la base des pylônes ou d’autres parties. Une faible altitude de vol augmente également la complexité du pilotage et affecte fortement l’efficacité de l’inspection des lignes.
7 : Définir un rayon d’inspection approprié
En raison des caractéristiques liées à l’autonomie et aux signaux radiofréquences en ondes courtes, le rayon d’opération d’un drone lors de l’inspection des lignes électriques ne doit pas dépasser 2,5 km. Si le niveau de charge de la batterie chute dans la fourchette de 35 % à 40 %, il convient de considérer immédiatement un retour accéléré à la base, afin d’éviter un atterrissage forcé dû à une batterie faible, qui pourrait entraîner la perte du drone.





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